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Droits sociaux pour personnes en errance

Point porté à l'ordre du jour du Conseil communal à la demande de Christophe Demol

Nous avons tous été alertés par nos différents réseaux de la présence d’une communauté rom qui s’est installée à la périphérie de notre commune. Certains membres de ces « réseaux » allant jusqu’à craindre la création d’une nouvelle « jungle de calais ».

S’il est vrai que notre commune n’est pas directement responsable de la sécurité de l’ancien site Fourcroy et que nos services sociaux ne sont pas directement responsables de l’accompagnement social des personnes qui y vivent, j’aimerais tout de même attirer l’attention de notre Collège ainsi que de notre Présidente du CPAS que la problématique qui nous est proposée là ne se résume pas à une simple problématique d’expulsion de personnes indésirables sur ou à proximité de notre commune.

 

Certes, certains me taxeront probablement d’angélisme ou encore d’utopiste, mais j’ai l’intime conviction que nous pourrions sortir grandis si nous envisagions des solutions plus complètes que la simple sécurisation du site pour y interdire l’accès à des personnes qui sont, pour diverses raisons, exclues des différentes possibilités d’accès à l’aide sociale.

Il se trouve que la Cocom vient de lancer un appel à projet visant à mieux comprendre ce phénomène sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. Il est adressé aux différentes coordinations sociales de la Région et, qui dit coordination dit certes implication des CPAS mais également des services communaux.

J’attire également l’attention sur le fait que cet appel à projet est particulièrement avantageux pour les projets qui couvriraient plusieurs communes et il me semble qu’en la matière, Bruxelles-Ville répond à ce critère.

J’aimerais donc savoir si le Collège ainsi que le CPAS envisage de collaborer avec nos communes voisines et principalement avec la ville de Bruxelles dans le cadre de cet appel à projet ?

L’objectif serait de mieux comprendre les phénomènes ou les difficultés administratives qui bloquent l’accès à l’aide sociale de certains publics cibles, permettant ainsi d’ouvrir de nouvelles possibilités de solutions à offrir à des personnes qui vivent souvent dans le dénuement le plus total.

Si demain nous nous contentons d’expulser ces personnes ou, en ce qui nous concerne, de leur interdire l’accès au site Fourcroy, nous gagnerons des frais de réparation de clôture à ne plus finir que nous pourrons inscrire année après année dans notre budget. Parce que d’autre viendront, je vous le prédis.

Par contre, si nous envisageons un travail collaboratif avec les autres communes et que nous profitions des opportunités qui nous sont données pour construire notre expertise afin de permettre à ces personnes de sortir des situations administratives particulièrement complexes, nous valoriserons notre travail social tout en diminuant le sentiment d’insécurité de nos concitoyens. Parce que oui, effectivement je pense que la solution de l’élimination des « jungles » n’est pas dans leur destruction mais bien dans la construction d’un avenir des personnes qui y vivent.