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Plan de Stationnement

Point porté à l’ordre du jour à la demande de M. Corhay

En tant que mandataire au conseil communal, je suis régulièrement apostrophé par des citoyens qui se plaignent des difficultés rencontrées pour garer leur véhicule le soir et le week-end, si possible à proximité de leur domicile.

J’imagine que vous recevez tous ce type de doléances ou que vous souffrez peut-être aussi de ce désagrément !

Après de nombreuses discussions avec des riverains et après une mûre réflexion sur le sujet, j’ai voulu aborder cette problématique sous un autre angle, celui de la qualité de la vie en ville par la richesse des offres commerciales, culturelles, artistiques, sociales ou sportives.

S’il est évident qu’en journée, et pour se rendre sur son lieu de travail, les déplacements en transports publics peuvent s’avérer la meilleure option pour nombre d’entre nous, il l’est nettement moins en soirée ou le week-end lorsqu’il s’agit d’assurer les déplacements liés aux activités culturelles, artistiques, sportives, sociales ou récréatives.

C’est ce panel d’activités propres à une société visant à l’épanouissement de chacun qui justifie souvent le choix de vivre en ville quitte à en subir effectivement d’autres conséquences ou nuisances.

Aujourd’hui, des citoyens jettois m’expliquent qu’ils hésitent de plus en plus à sortir leur véhicule le soir. Non pas à cause d’un éventuel sentiment d’insécurité, mais bien car l’épreuve du parking au retour s’avère insurmontable à des heures où le stationnement est déjà bien cadenassé.

Les conséquences de cet état d’esprit sont multiples et néfastes. C’est une atteinte à l’intégration sociale car les contacts humains se font plus rares. On rechigne à passer la soirée au théâtre, au cinéma, au restaurant, à suivre des cours du soir ou à faire du sport. Dans certains cas, des alternatives très localisées existent, mais pas dans tous les domaines.

Ne serait-il pas temps d’affronter ce problème sous différents aspects et en tenant compte de l’atteinte portée à cette société des loisirs que nous avons tous prônée pendant des années ?

N’est-il pas désolant de constater que les atouts majeurs du vivre en ville sont de plus en plus menacés par un aménagement du territoire qui n’a pas suivi harmonieusement l’évolution de notre société ? Je souhaiterais qu’un véritable débat s’ouvre sur ce plan communal de stationnement qui est attendu avec impatience par les Jettois (et les autres Bruxellois bien sûr !).

Jusqu’ici, chacun expose son inconfort mais qu’en est-il des vraies solutions, celles qui maintiendront dans notre ville une vie active et épanouissante pour tous, après le travail et le week-end ?

Au-delà de nos formations politiques, je suggère que le conseil communal puisse ouvrir le débat sur un ton constructif et ambitieux et le concrétiser par des propositions réalistes. Je suggère aussi que les citoyens soient consultés à ce propos et qu’ils puissent aussi nous faire part de leurs idées et de leurs expériences vécues dans d’autres villes belges et étrangères.

Le défi est de taille, certes, mais il en vaut la peine si l’on ne veut pas voir notre commune devenir à moyen terme une cité dortoir !

Réponse de Mme Christine GALLEZ, échevine, à l’interpellation introduite par M. Olivier Corhay, conseiller communal, relative au plan de stationnement

Monsieur le Conseiller,

J’entends bien votre impatience à débattre du plan de stationnement, et je vous rassure tout de suite, ce débat aura bien lieu d’ici la fin de l’année au sein du conseil communal et avec nos citoyens puisqu’il est prévu une enquête publique de 2 mois.

Comme le Collège n’a pas achevé son propre débat, je vous invite à prendre encore patience quelques semaines. D’autant que cela ne sera pas sans conséquences sur notre épure budgétaire.

Je crois qu’il ne faut pas attendre de ce plan, selon la célèbre expression : « le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière ». Personne ne doute de l’explosion démographique à Jette qui est reconnue pour accueillir de nombreux nouveaux jeunes ménages. Comme le territoire n’est pas extensible, je vous invite à réfléchir aux emplacements légaux permis dans l’espace public, à peu près 10.600 places, soit 0.5 place de stationnement par ménage. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Il me semble dès lors que les objectifs du plan de stationnement doivent tout d’abord offrir, si possible, un emplacement de stationnement pour les citoyens jettois qui possèdent un véhicule, ensuite protéger les riverains des voitures dites « ventouses », et enfin assurer aux travailleurs à Jette une possibilité de stationner lorsque leurs véhicules sont un outil de travail indispensable à leurs activités. Sans oublier ce qu’on appelle les « visiteurs », famille, amis, chalands, utilisateurs de nos infrastructures socio-culturelles et sportives.

Je sais aussi que, le soir et le week-end, les places de stationnement sont rares. Par contre, l’atout de vivre en ville, la qualité de la vie en ville comme vous dites, me permet d’utiliser d’autres modes de transport pour mes activités de loisir le soir et le week-end … A titre personnel, je pense donc que la société de loisirs doit encourager les utilisateurs à venir aux événements au moyen des transports publics. Exemple : l’Ancienne Belgique propose, pour leurs concerts, des emplacements vélos sécurisés et renseignent sur les transports publiques proches.

C’est là une évolution du comportement qu’il nous faudra tous et toutes intégrer progressivement. Il nous faudra donc intégrer l’usage plus fréquent des modes doux de mobilité, l’utilisation du garage pour la voiture (et non comme grenier ou lavoir), l’utilisation de l’espace public avec parcimonie et dans un souci de partage.