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Inondations : quelles solutions ?

Point porté à l’ordre du jour à la demande de M. Pirottin, M. Corhay et Mme Maes

Réponse de M. Van Nuffel, Echevin de l'Espace public

Messieurs les Conseillers,

Mevrouw de gemeenteraadslid,

Cet été de nombreux Jettois ont effectivement subi la pénible expérience d’avoir eu leurs caves inondées, et même pour quelques-uns leur logement au rez-de-chaussée.

 

J’ai rencontré depuis bien des personnes victimes de ces inondations, et je peux vous confirmer que c’est une situation extrêmement traumatisante pour celles et ceux qui l’ont vécue, à tel point que depuis, un simple bulletin météo pluvieux est devenu pour beaucoup une véritable source d’angoisse.

Ces inondations ont détruit du mobilier, des provisions, des chaudières etc., mais elles ont aussi dévalorisé leur immeuble en rendant le sous-sol quasiment inutilisable. Des habitants n’osent plus partir en week-end de peur qu’un orage survienne, ou se réveillent la nuit d’entendre pleuvoir… 

Comme vous le soulignez, nos concitoyens se sentent très démunis, ne sachant vers qui se tourner :

• Leur assureur menace d’augmenter les primes si le phénomène se reproduit trop souvent ou refuse désormais de les indemniser s’ils sont dans une zone répertoriée « inondable » sur la cartographie de Bruxelles-Environnement, accessible en ligne.

• L’Intercommunale de distribution et d’assainissement d’eau Hydrobru et son opérateur Vivaqua n’est statutairement responsable QUE de l’égout public, et n’assume donc pas de responsabilité lors d’inondations dues au remontées d’eau dans les égouts privés, qui sont supposés être étanches jusqu’au niveau du sol…

En désespoir de cause, c’est la commune qui est interpellée, elle qui n’est plus en charge de la gestion des égouts depuis l’intercommunalisation complète du réseau d’assainissement en 2012… Ainsi le 10 juillet 2014, une trentaine d’appels téléphoniques ont été reçus au service Espace Public pour signaler des inondations

• avenue Capart, rue Bonaventure, rue Fernande Volral et rue Dupré 

•  place Cardinal Mercier, rues Saint-Vincent de Paul (la plus touchée), des Augustines, Jules Lahaye, boulevard De Smet de Nayer et avenue des Démineurs

• rue Toussaint, dans la section sous le pont de chemin de fer

• avenue Odon Warland et la rue Léopold Procureur

Au travers de ces appels, nous pouvons déjà distinguer :

• d’une part deux sous-bassins de la vallée du Molenbeek : le versant Nord du bassin du Molenbeek, qui recueille les eaux du plateau du Laerbeek, et le fond de vallée autour de la place Cardinal Mercier quartier qui recueille toutes les eaux du versant Sud de la vallée (depuis la ligne de crête de la rue Léopold Ier), via deux pertuis sous le chemin de fer, rue Toussaint et rue Léon Théodor.

• D’autre part le fond de vallée du Drootbeek à hauteur de la rue Léopold Procureur

• Le cas spécifique de la rue Toussaint, sous le pont de chemin de fer, sans doute le point le plus bas de la commune, qui s’est transformée quelques heures en bassin d’orage à ciel ouvert.

Notons que hormis la rue Toussaint, un débordement du collecteur du Molenbeek a eu lieu dans la phase II du parc Roi Baudouin, où l’eau jaillissait du sol par la taque située près du petit pont et se déversait abondamment dans l’étang. J’ai également eu connaissance, mais a posteriori, d’un cas d’inondation du rez-de-chaussée (et bien sûr aussi des caves) d’un immeuble à appartements de l’avenue de l’Exposition, situé dans le creux que l’avenue forme entre la rue Moyens et la rue Tiebackx. A cet endroit, les avaloirs n’ont pu absorber le torrent d’eau qui dévalait l’avenue, une nappe d’eau s’est formée et à débordé vers l’immeuble à appartements, situé en contrebas de l’avenue, via un escalier. Hormis les appels téléphoniques pour les inondations du 10 juillet 2014, le Service Espace public n’a pas enregistré d’autres appels téléphoniques pour des inondations suite à de fortes pluies. A ce moment, il avait été conseillé aux riverains sinistrés d’évacuer eux-mêmes leurs déchets, le temps de décider et d’éventuellement planifier le ramassage par les services de la commune.  Dès lors, +- ¾ des riverains avaient déjà évacués leurs déchets via Bruxelles Propreté avant que le Service Propreté publique n’intervienne.

Quelles conclusions tirons-nous de ces événements ?

Premièrement, il ne pleut peut-être pas plus en moyenne annuelle qu’il y a 50 ans, mais il pleut différemment : les pluies exceptionnelles dites « décennales » le sont de moins en moins : 2005, 2011, 2014. La fréquence et l’intensité des fortes pluies est en augmentation sous nos latitudes et corrélée à l’augmentation de la température. Il nous faut donc développer une stratégie d’adaptation et de mitigation face à ce phénomène, et intégrer pleinement une gestion durable de l’eau dans les aménagements d’espace public comme dans les constructions privées.

Deuxièmement, toutes les inondations signalées correspondent rigoureusement à la carte des zones inondables établie par Bruxelles-Environnement et consultable en ligne. Le problème est bien circonscrit à certaines zones spécifiques. http://geoportal.ibgebim.be/webmap/inondation_carte.phtml

Troisièmement, les inondations du 10 juillet étaient des remontées d’eau d’égout dans les caves des immeubles. Ceci se produit par effet de vases communicants, lorsque le niveau d’eau monte dans l’égout plus haut que le niveau du sol des caves, sans toutefois atteindre la surface du sol en rue, et que le branchement d’égout privé n’est pas équipé d’un dispositif anti-refouleur, ce qui est malheureusement le cas de la plupart des branchements. Notre règlement communal prévoit bien l’obligation de se raccorder au tiers supérieur de l’égout, ce qui n’est clairement pas le cas dans certaines rues, comme par exemple rue Saint Vincent de Paul. Mais il n’a jamais imposé d’étanchéité au refoulement jusqu’au niveau du sol. Celle-ci est apparue en 2001 lors de l’intercommunalisation des réseaux d’égout, dans les statuts de l’IBRA, fusionnée ensuite avec l’IBDE, aujourd’hui Hydrobru. Comment ne pas comprendre dès lors le désarroi de nos concitoyens aux prises avec des inondations par refoulement ?... Je reviens en détail sur la réponse du Collège à ce problème dans quelques instants.

Quatrièmement, il faut poursuivre les investissements dans la rénovation du réseau d’assainissement. Contrairement à 2011, nous n’avons par exemple pas enregistré de signalement avenue Liebrecht, dont l’égouttage vient d’être rénové par Hydrobru. Ce n’est probablement pas un hasard car dans cette avenue, l’égout était très fissuré et envahi de racines, ce qui réduisait d’autant sa capacité. Il s’agit non seulement de maintenir le réseau d’égout en état, ou de le réparer, mais aussi d’améliorer ponctuellement l’hydraulique, comme cela a été fait par exemple au carrefour Woeste/Odon Warland, par la création d’une surverse vers l’égout de l’avenue Odon Warland. C’est une démarche qu’Hydrobru doit poursuivre le plus possible – et il faut d’ailleurs que l’intercommunale continue à disposer des moyens suffisants pour le faire, ce qui n’est malheureusement pas certain. Je ferai d’ailleurs le point lors d’une prochaine séance du conseil sur l’ensemble des investissements de l’intercommunale sur le réseau d’égout de Jette.

Enfin, cinquièmement, afin de garantir un bon écoulement des eaux de surface vers les égouts, il est nécessaire d’entretenir et nettoyer périodiquement les avaloirs. Vous d’ailleurs aurez constaté qu’une campagne de curage des avaloirs a eu lieu en septembre, à raison d’une centaine d’avaloirs par jour. Il y en a plus de 2.500 sur Jette ! Alors, où en est le programme des investissements me demandez-vous ?

Pas moins de 6 chantiers de rénovations d’égouts sont dans le pipe-line à différents stades d’avancement en ce moment :

1. L’avenue Charles Woeste bien sûr, pour un montant initial de 1.469.171€, auquel s’ajoutera le coût des chambres décentrées d’accès à l’égout qui ont été réalisées pour raccourcir la durée totale du chantier.

2. L’avenue Liebrecht et la rue de l’Abbaye de Dieleghem, pour un montant de 1.458.397€, travaux terminés ;

3. La rue François Couteaux, en cours, pour un montant de 573.011€

4. La phase 3 de l’avenue N-D de Lourdes, entre les rues Van Swae et Pannenhuis, 143.750€

5. Les rues Pire et de Keersmaeker, pour un montant de 772.483€

6. L’axe Arbre Ballon – Laerbeek – Exposition pour un montant estimé de 575.000€ (y compris la surverse prévue à la place de l’Ancienne Barrière), dans le cadre des travaux préparatoires à la pose des voies du tram 9 ;

7. Et enfin, le conseil d’administration d’Hydrobru a approuvé le 18 septembre le déplacement de l’égouttage de la place Reine Astrid pour un montant de 1.433.755€ en vue de la construction du parking du Miroir.

Ce sont donc pas moins de 6.425.567€ qui seront consacrés à Jette par Hydrobru en 2014-2015! En ce qui concerne l’étude d’un bassin tampon sous l’avenue des Démineurs, celle-ci a été réalisée par Vivaqua  et présentée au Service Espace Public le 20 août dernier. Une modélisation dynamique complète de tous les flux qui aboutissent avenue des Démineurs s’est faite sur base d’une pluie décennale aggravée (c’est-à-dire modélisée comme constante sur tout le bassin versant concerné).

Voici ce qui en ressort :

- la construction d’un bassin d’orage au niveau de l’avenue des Démineurs ne s’avère pas justifiée du point de vue de l’intercommunale car même en cas de pluies décennales aggravées, il n’y a pas de débordement des égouts en surface de la voirie ;

- l’intercommunale donne, vu sa situation budgétaire, priorité aux investissements dans des quartiers où se produisent des débordements d’égouts jusqu’en surface ;

- ce bassin d’orage ne résoudrait probablement pas les problèmes d’inondations dans les caves des rues Saint Vincent de Paul, Jules Lahaye, Démineurs, De Smet de Nayer, etc. car l’augmentation de la hauteur d’eau dans les égouts de ces voiries est en fait liée, par vases communicants, à la saturation  du collecteur du Molenbeek ;

- la modélisation dynamique présentée par Vivaqua montre qu’un bassin d’orage placé sur le collecteur du Molenbeek aurait une influence positive sur les inondations de caves dans une série de voiries jettoises (Bv. De Smet de Naeyer, av. Secrétin et des Démineurs, pl. C. Mercier, bas de la rue Léon Théodor, r. Saint Vincent de Paul, rue J. Lahaye…) dans la mesure où il soulagerait le collecteur du Molenbeek (réduction de la hauteur d’eau dans le collecteur grâce au déversoir gravitaire dans le bassin d’orage) et, par effet de vases communicants, la hauteur d’eau dans les égouts y aboutissant ; Il apparaît clair que nous n’obtiendrons donc pas de bassin tampon à cet endroit, et qu’en l’attente d’un ouvrage de rétention d’eau sur le collecteur-même, d’autres dispositions sont à prendre pour protéger les caves des riverains des remontées d’eaux d’égouts.

Venons-en au grand projet de bassin d’orage sur le collecteur du Molenbeek, dont est chargée la Société Bruxelloise de Gestion de l’Eau, la SBGE. Le Collège vient de rendre ce mardi 21 octobre un avis défavorable sur la poursuite des études préliminaires pour une implantation sous le parc de la Jeunesse, pour la raison principale suivante : le bassin tel que proposé bénéficie logiquement aux quartiers situés en aval, mais il ne règlerait pas les problèmes propres à la commune de Jette en matière d’inondations et de débordement des égouts en cas de fortes pluies ; Le Collège demande donc que soit étudiée une solution alternative par un (ou plusieurs) bassin(s) linéaire(s) foré(s) au tunnelier et non pas creusé à ciel ouvert, qui pourrait s’étirer depuis Ganshoren jusqu’à Laeken, et capter au passage par des déversoirs différents égouts qui posent actuellement problème : rue Baeck, Toussaint, square Lorge, rue Léon Théodore, etc. Nous demandons également à la SBGE et au Collège de  la Ville de Bruxelles, si l’alternative demandée s’avérait irréalisable, de reconsidérer l’implantation d’un bassin d’orage au square Prince Léopold. Hydrauliquement cela ne changerait quasi rien pour Jette, le fond de vallée étant presque horizontal à cet endroit, mais cela permettrait à la SBGE de raccourcir fortement la jonction à établir depuis le square Princesse Clémentine pour reprendre les eaux qui descendent du plateau du Heysel. A suivre donc…

Mais que peut-on faire dès à présents pour nos concitoyens aux prises avec des remontées d’eau d’égout dans leur cave ? Comment les inciter et les aider à faire les travaux nécessaires pour protéger leurs biens des inondations, sachant que, comme je l’ai expliqué plus tôt, l’intercommunale ne peut statutairement intervenir que dans le domaine public, et qu’elle considère que les branchements privés doivent être étanches au refoulement jusqu’au niveau de la voirie ? Comme je m’y étais engagé, j’ai proposé au Collège d’établir un règlement communal de subsides aux particuliers pour les aider à faire les études et les travaux nécessaires pour prévenir les risques d’inondation de leurs caves.

Et j’ai, chers collègues, le plaisir de vous informer que le Collège a  approuvé le principe de ce nouveau subside communal hier. Je reviendrai donc vers le Conseil de novembre avec une proposition de règlement établi par l’Administration, et un budget, pour une application dès 2015. Dans les grandes lignes, l’idée est de rendre éligibles au subside les biens situés dans les zones inondables telle qu’elles est sont reprises sur la carte de Bruxelles-Environnement, pour objectiver les demandes potentielles tout en évitant que des citoyens inquiets n’en viennent à prendre des précautions inutiles, car ils ne sont pas dans une zone à risque. Le subside couvrirait aussi bien les frais d’études que de travaux, à concurrence d’un montant plafonné par immeuble. Lorsque le projet sera prêt et approuvé par notre assemblée, une communication ciblée à la population pourra  bien entendu être organisée.

Quant à la question de M. Corhay sur une possible intervention du gouvernement régional pour la prévention des inondations, je ne peux m’avancer à ce sujet, mais je peux vous citer ce qu’en dit la déclaration de politique générale (au chapitre IV Œuvrer en faveur d’un développement durable de la Région) : « l’importance des investissements nécessaires à consentir durant les prochaines années (rénovation des égouts, construction de bassins d’orage pour lutte contre les inondations, amélioration de l’épuration) risque de provoquer une hausse des prix. Le Gouvernement assurera une bonne maîtrise du prix de l’eau en dotant la Région des instruments de contrôle, en limitant les travaux au strict nécessaire et en tenant compte des tracés naturels d’évacuation des eaux (« maillage bleu ») afin de réduire les investissements. Compte tenu des besoins importants d’investissement du secteur, le Gouvernement étudiera bien évidemment les différentes sources de financement complémentaires ou de substitution à celles qui consistent à faire payer le consommateur ou la Région »

Et plus loin, toujours au sujet du contrôle des prix :

• « Un plan de gestion pluriannuel sera imposé à tous les opérateurs publics de l’eau pour effectuer un contrôle optimal des demandes d’augmentation du prix de l’eau » Notons que celui d’Hydrobru est déjà fait car il est requis aussi par la Banque européenne d’investissement, et il conclut à un besoin de financement net complémentaire de 10Mio€ par an jusqu’en 2018 pour l’assainissement….

J’en termine avec la réponse à la question de notre collègue Annemie Maes au sujet des réseaux séparatifs d’eaux usées et d’eau pluviales à Jette : A ce jour il n’y en a pas, au motif que le réseau aval est unitaire. Mais il reste possible d’agir à la source, et c’est ce que nous faisons désormais :

• En imposant un maximum de toitures vertes dans le cadre des demandes de permis d’urbanisme ;

• En intégrant là où c’est possible et opportun l’infiltration d’eau de ruissellement dans des projets d’aménagement d’espace public Subsidiairement, mais ce n’est pas négligeable, on peut agir en tant que citoyen, par exemple en renvoyant vers une mare de jardin le trop-plein de la citerne d’eau pluviale… Chaque geste compte et c’est de la convergence de milliers de gestes différents, mais orientés vers le même objectif, que viendra la solution !

 

Question de M. Pirottin :

Au cours de cet été, de nombreux Belges ont été victimes de pluies torrentielles entraînant de très lourds dégâts, parfois des sinistres complets. A Jette aussi, certains quartiers ont subi des inondations.

Cette problématique des inondations devient d’ailleurs régulièrement à l’ordre du jour de notre conseil communal. Nous en avons débattu notamment en 2011 et 2009.

Nous savons que pour combattre les inondations, différentes mesures ont été arrêtées. Il y a le plan pluie et le plan de gestion de l’eau adoptés par la Région. Mais plus concrètement, les organismes publics, tels la S.B.G.E. et Vivaqua/Hydrobru étudient des investissements. Ils les planifient et les exécutent en tenant compte des besoins prioritaires et de contraintes financières.

Les Communes –dont la nôtre- expriment aussi régulièrement leurs désidératas à ces organismes, en étant le relais de nos concitoyens victimes de ces calamités naturelles.

Le collège pourrait-il nous communiquer un bilan de la situation ?

A savoir :

1. Cet été 2014, quelles sont les rues qui ont subi les inondations et avec quelle ampleur (+/- dégâts et +/- nombre de ménages concernés) ? Une classification par bassin ou sous bassin ou quartier peut-elle être établie ? Quelle aide la commune a-t-elle mis à disposition pour l’évacuation du mobilier sinistré et en général des décombres ?

2. Quelles conclusions le collège tire-t-il de ces inondations en regard des inondations précédentes et des investissements déjà concrétisés et à venir ?

3. Où en est le programme des investissements à réaliser ? Quelles initiatives le collège envisage-t-il auprès de la S.B.G.E. et de Vivaqua/Hydrobru ?

Concrètement, où en sommes-nous avec l’étude d’un bassin tampon à réaliser sous l’avenue des Démineurs d’une capacité à déterminer selon modélisation mathématique. Pour mémoire, ce bassin de quartier, déjà sollicité auprès d’Hydrobru, doit protéger les caves des riverains des rues avoisinantes. Par ailleurs, pour délester le collecteur de la rue Bonaventure et ainsi soulager les riverains de l’avenue Capart, la commune a-t-elle officiellement interpellé Hydrobru pour la réalisation d’un déversoir adéquat sous l’ancienne Barrière, en direction du collecteur du Molenbeek ? Pour rappel, cet investissement est à exécuter dans le cadre des travaux d’installation de la liaison tram 9 – phase 1.

Enfin, le collège, en sa séance du 2 août 2011 a décidé de donner son accord de principe sur un projet de bassin d’orages régional dans le parc de la Jeunesse et donc sur le fait d’entamer la première étude préliminaire requise (levé de géomètres, essais géotechniques). Toutefois, comme précisé à l’I.B.G.E., cet accord de principe n’engage en rien les autorités communales quant à l’avis définitif à donner dans le cadre de la procédure de permis à obtenir. Où en est-on dans ce dossier ?

 

Question de M. Corhay :

Cet été encore, de fortes pluies ont causé des dégâts dans certains quartiers de notre commune.

Le carrefour « Antoine Baeck / Eugène Toussaint » à hauteur du pont du chemin de fer fut même provisoirement inaccessible, ce qui a provoqué des embarras de circulation à une heure de grand trafic. Des caves ont été inondées et pour de trop nombreux Jettois, ce n’est malheureusement pas la première fois.

Dans les quartiers les plus touchés, on vise les responsables communaux, la société Vivaqua ou encore la Région bruxelloise. Manifestement, la population manque d’informations claires et précises et ne peut que constater, avec un certain désarroi, le préjudice subi.

Je sais que notre Echevin de l’espace public a pris soin de s’inquiéter de la situation et que des projets sont à l’étude. Il a été question d’une aide financière aux travaux destinés à l’étanchéité des caves de ces zones à risques. Est-ce confirmé et qui financerait cette intervention ?

Serait-on budgétairement à même d’intervenir dans plusieurs quartiers et dans quel ordre de priorités les travaux seraient-ils envisagés ? Une intervention du gouvernement régional serait-elle possible notamment dans les artères gérées par la Région ou aux abords du parc Roi Baudouin ?

Autant de questions que se posent des Jettois qui s’inquiètent à juste titre de la fréquence des fortes pluies et des inondations successives. Pourrait-on dès lors étudier les options à privilégier et en informer nos citoyens par le biais de toutes boîtes dans les quartiers concernés et du « Jette Info » ?

 

Question de Mme Maes :

L’eau est indispensable pour la qualité de vie en ville. Elle est importante pour l’homme, pour la faune et la flore et pour le maintien de la biodiversité. L’eau a également une fonction sociale considérable : les ruisseaux, les étangs et les fontaines p.e. peuvent nous rafraîchir pendant les journées de canicule en été et sont une source de plaisir pour les enfants.

A l’instar de la Directive-cadre européenne sur l’eau, la Région bruxelloise a établi plusieurs plans d’eau, dont le maillage bleu et le plan pluie. Le maillage bleu a comme objectif de revaloriser l’eau et les milieux humides qui se trouvent à la base de la ville. Le plan pluie propose une solution pour les inondations parfois considérables à Bruxelles lors d’un orage ou suite aux pluies torrentielles. La découverture du «Molenbeek dans le parc Roi Baudouin est un exemple de revalorisation régionale des eaux de surface (ruisseaux, étangs et milieux humides) et de l’amélioration de la qualité de l’eau. L’eau peut toutefois être une source de misère. En effet, cet été il y a eu une fois de plus des inondations dans les parties basses de Jette. La réponse de certains ingénieurs sur cette question est celle d’un aménagement d’un énorme bassin d’orage situé en dessous du parc de la Jeunesse. Tandis que d’autres mesures (comme l’aménagement de zones perméables ou de zones naturelles de débordement ainsi que la récolte des eaux pluviales dans des citernes ou des petits bassins d’attente et la limitation de «l’envahissement du béton» dans les zones situées en hauteur, comme le plateau du Heyzel…) seraient beaucoup plus judicieuses au niveau financier et au niveau du paysage et des nuisances.

Il y a enfin également la problématique des eaux usées : à Bruxelles les eaux pluviales et plusieurs sources sont souvent directement connectées au réseau des égouts. L’eau propre se mélange avec les eaux usées ce qui surcharge ainsi les collecteurs – entraînant également un risque de débordement. Il existe dès lors une nécessité contraignante de séparer les eaux propres et usées….mais dans le contexte de Bruxelles cela ne pourra se faire que pas à pas.

A cet égard, puis-je vous poser les questions suivantes :

1. Le collège a-t-il l’intention de développer également un plan d’eau communal par analogie avec le plan vert communal, dans lequel tous les aspects de la problématique des eaux sont abordés au niveau local?

2. Quels sont les grands chantiers d’eau qui sont prévus dans notre commune dans les années à venir ?

3. Existe-t-il déjà des zones dans notre commune où les eaux propres et les eaux usées sont séparées ?